Le 17 décembre 2025, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté par consensus la résolution A/RES/80/173 relative à l’examen global de la mise en œuvre des résultats du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI+20).
Le document final du SMSI+20 offre une vue d’ensemble des progrès réalisés dans le domaine du numérique au cours des 20 dernières années, reconnaît les défis qui subsistent — notamment en ce qui concerne la persistance des fractures numériques — et propose des recommandations pour mettre en œuvre la vision du SMSI au cours de la prochaine décennie.
Avec 2,2 milliards de personnes encore non connectées, le document final place la réduction des fractures numériques au cœur de l’agenda du SMSI. En particulier, le paragraphe 27 reconnaît les institutions d’ancrage communautaire telles que les bureaux de poste, les bibliothèques, les écoles ou les hôpitaux comme des points d’accès inclusifs permettant de fournir des services numériques aux populations rurales et mal desservies, aux personnes dépourvues de compétences numériques et aux personnes en situation de vulnérabilité.
La résolution appelle également à une collaboration de l’ensemble des parties prenantes, au développement de partenariats public-privé ainsi qu’à la mise en place de mécanismes de financement innovants afin de rendre les coûts d’abonnement au haut débit plus accessibles et abordables.
Contexte du SMSI
Lancé en 2003, avec la deuxième phase à Tunis en 2005, le Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) a établi une vision commune sur la société de l’information, identifiant les principes et défis les plus importants en vue d’édifier une société de l’information à dimension humaine, inclusive et privilégiant le développement. Le but fondamental du SMSI est de rassembler les Pays-membres et tous les acteurs clés du secteur numérique, et d’encourager l’utilisation des technologies pour améliorer les vies des personnes et combler le fossé numérique.
L’UPU est coresponsable de la grande orientation C7 «Applications dans le domaine des technologies de l’information et de la communication – Commerce électronique», dans laquelle les gouvernements, les organisations internationales et le secteur privé sont encouragés à promouvoir l’utilisation du commerce électronique et à explorer l’utilisation de modèles en la matière dans les pays en développement.